RESONANCES HARMONIQUES DE LIGNE

Des mesures par satellite ont montré que les radiations à Fréquence Extrêmement Basse (ELF) et celles à Très Basse Fréquence (VLF) peuvent pénétrer dans la magnétosphère (le champ magnétique dans l'espace autour de la Terre) et en modifier sa structure.
L'énergie globale des ondes de l'activité humaines entre en résonance, aussi, dans la magnétosphère, rebondissant d'un pôle à l'autre le long de canaux inclus dans cette magnétosphère.
Cette énergie ainsi amplifiée interagit avec les particules des ceintures de Van Allen, produisant de la chaleur, de la lumière, des rayons X, etc., et provoque une chute de particules chargées vers la surface de la Terre.
Des mesures par satellite ont également montré que l'énergie irradiée par les lignes de transport d'énergie électrique (THT et autres en 50 ou 60 Hz*) est amplifiée loin au-dessus de la surface de la Terre par un phénomène connu sous le nom de "résonance harmonique des lignes de transfert d'énergie électrique"
" Power-Line Harmonic Resonance": PLHR.
L'énorme PLHR au-dessus de l'Amérique du Nord a créé un "canal" permanent depuis la magnétosphère vers les couches atmosphériques supérieures, d'où il résulte une décharge continuelle d'ions et d'énergie sur tout le continent.
Ceci est fortement suspecté de jouer un rôle dans les récents changements climatiques.

Voici un extrait d'un article sur le microsatellite DEMETER, dont la mission est d'étudier l'environnement électromagnétique global de la terre, l'ionosphère et ses modifications électromagnétiques :
"...Le deuxième objectif de l'expérience de DEMETER est lié aux perturbations venant de la surface de la terre et dues aux ondes générées par l’activité humaine (émetteurs de PLHR à très basses fréquences, stations de radiodiffusions à hautes fréquences).
La Résonance harmonique des lignes électriques (PLHR : Power Line Harmonic Résonance) produit des ondes VLF et ELF (très basses et extrêmement basses fréquences) qui sont rayonnées par les systèmes d'énergie électrique aux fréquences harmoniques de 50 ou 60 hertz.
On a observé pour la première fois l'évidence de la propagation de la PLHR dans la magnétosphère sur la terre."
"...Aux très basses fréquences entre 10 et 20 kilohertz, les émetteurs au sol sont employés pour la radio-navigation et les communications. Leurs perturbations ionosphériques incluent le déclenchement de nouvelles ondes qui produisent un réchauffement ionosphérique, une interaction d'ondes, des électrons, et des précipitations de particules. Aux hautes fréquences, les stations de radiodiffusion utilisent des émetteurs puissants qui peuvent chauffer l'ionosphère et changer la température ainsi que la densité. Toutes ces ondes qui se dissipent dans l'ionosphère pourraient participer au réchauffement global de la terre parce que le changement de la température globale augmente ainsi que le nombre de décharges normales de foudre dans l'atmosphère. Ces décharges supplémentaires de foudre produisent des alertes magnétosphériques qui pourraient produire le réchauffement et l'ionisation dans l'ionosphère inférieure."


Caractéristiques de rayonnement harmonique (PLHR) ELF liés à bande étroite, émissions à très hautes latitudes provenant de lignes électriques
Le rayonnement harmonique (PLHR) est toujours détectable par des systèmes de réception à haute sensibilité, même lorsqu'on le mesure
à des emplacement situés à des dizaines de kilomètres des lignes électriques. Les PLHR observés proviennent soit des radiations directes en provenance des lignes, soit de la magnétosphère, où il on a observé une amplification dans les interactions onde-particule.  Nous avons étudié les propriétés de PLHR mesurées à des niveaux de bruit local à des valeurs estimées à L -6. Les plus proches lignes se situaient à une distance de 40 km, et celles qui transportaient des courants forts à plus d'une centaine de klomètres. L'étude détaillée montre toutefois que, au moins dans certaines bandes de fréquences limitées, les intensités de ligne suivent l'activité géophysique. La disparition des PLHR provenant de lignes à courants forts après l'apparition de petits orages, et des évènements de sifflement auroral, soutient fermement l'interprétation que les raies observées sont d'origine atmosphérique. Des études détaillées montrent que les émissions de bande très étroite, de nouvelles lignes, apparaissent à des niveaux de faible intensité. Les lignes PLHR originales, les "lignes-mères", deviennent plus faibles ou disparaissent temporairement en-dessous du niveau de détection dans ce processus, et elles émettent dans une bande passante plus large dans ce processus. Les nouvelles "lignes-filles" ont, au contraire, des émissions à bande extrêmement étroite et semblent apparaitre à des sous-harmoniques de la fréquence du réseau. Une étude plus détaillée montre que l'élargissement des "lignes-mères" originales est le résultat de l'apparition d'un autre type de "lignes-filles", qui sont à seulement à des fractions de Hz de la fréquence de la "ligne-mère". Le nombre de ces "lignes-filles" est de l'ordre de 10 ou moins, elles semblent apparaitre sur un côté de la "ligne-mère", et apparemment la "ligne-mère" n'est pas non plus à la fréquence d'origine mais décalée d'une fraction de Hz au-delà du groupe de "lignes-filles". La fréquence exacte où le réseau harmonique devrait se trouver, peut être totalement vide, et la question se pose si la "ligne-mère" observée est la "ligne-mère" de toutes les autres.
Parfois, la bande faible de sifflement est évidente dans des analyses VLF normales et elle est limitée aux fréquences, où les processus de génération d'une nouvelle ligne se déroulent. Souvent certaines lignes PLHR semblent contrôler les limites supérieures et inférieures des fréquences, où le "sifflement" est détecté. Des questions, parfois, émergent sur la nature des sifflements quand on observe à des résolutions spectrales de l'ordre du sous-hertz. La plupart des phénomènes déjà mentionnés ont été observés auparavant. Dans cette étude, nous avons l'effort d'aller plus loin, en utilisant des très hautes résolutions spectrales comme 0,05 Hz et en recherchant des échelles de temps pertinentes des variations d'intensité du phénomène. Nous avons également fait quelques estimations quant aux directions d'arrivée, des estimations de la polarisation et des relations avec d'autres phénomènes géophysiques.
Le PLHR provenant de la magnétosphère est peut-être présent en permanence, et dans des endroits, calmes il domine sur la rayonnement direct. Le PLHR peut se révéler plus important dans les processus magnétosphériques qu'on peut le supposer parfois.
Auteurs :

Références
http://www.next-up.org/Newsoftheworld/PLHR.php
http://www.next-up.org/pdf/DEMETER_presentation_fr.pdf
http://www.sgo.fi/Events/vlf-2004/VLFabstracts/Manninen1.html