LAMPE FLUOCOMPACTE (OU PLEIN SPECTRE OU BASSE CONSOMMATION) ET TUBES NEON
1. Les rayonnements Hyperfréquences de
type micro-ondes
Le ballast électronique intégré est
responsable des émissions rayonnées HF
micro-ondes. Il en résulte des
courants parasites en sortie des fortes impulsions du ballast,
celles-ci circulent dans le conducteur
de terre et également dans le conducteur d'alimentation. En
raison de la fréquence élevée de ces
courants
il y a évidemment un fort rayonnement
électromagnétique. Conscients du
problème, les industriels ont
donc placé la lampe le plus près possible du
ballast électronique afin de réduire au maximum
la longueur
des conducteurs les plus rayonnants en Hyperfréquences
micro-ondes. Afin que ces hyperfréquences
rayonnées ne perturbent les ondes radios, courants porteurs,
etc ... des filtres sont intégrés au
ballast (limites d'émission : Normes EN55015 bande 9KHz
à 30MHz).
Les irradiations Hyperfréquences micro-ondes sont donc bien une réalité des lampes Fluocompactes. Contrairement à ces qui est véhiculé dans le grand public, ces rayonnements ne s'arrêtent pas à 30 cm de la lampe, mais génèrent un lobe d'environ 3 mètres de diamètre. Même si la diminution des irradiations est très significative en fonction de la distance, il est nécessaire de replacer les paramètres de cet éclairage à vocation industrielle dans un contexte d'utilisation domestique, notamment celui de la hauteur sous plafond standard de 2,60m.
La notion de distance de l'humain par rapport à la lampe fluocompacte est un paramètre essentiel. Une personne de taille moyenne (1,68m) aura lors de ses déplacements sa boîte crânienne située à environ 80 cm de la source d'émission HF. L'important étant le rapport dose d'irradiation par rapport au temps. En conséquence, par exemple dans un espace-cuisine : l'irradiation sera conséquente car la position debout est fréquente. Pour une personne assise sur une chaise ou dans un canapé, en fonction de la distance, pour le même temps, la dose d'irradiation reçue sera divisée par deux, voire par trois. Les nombreux éléments métalliques présent dans une cuisine seront des facteurs aggravants. De mêmes toutes les personnes qui portent des éléments métalliques endogènes (prothèses métalliques...), ou des bijoux, des lunettes (non titanes), des baleines de soutien-gorges métalliques, etc ... seront plus exposées à ces rayonnements électromagnétiques Hyperfréquences micro-ondes.

Mesures avec sonde isotropique de l'émission
d'irradiations Hautes Fréquences : Distance = 0 mm (contact)
Champs ElectroMagnétiques ambiants < 0,1 V/m.
| Lampe fluocompacte 20 W. Fonctionnement > 2 minutes | Lampe traditionnelle à Incandescence |
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2. Les rayonnements ultra-violets
Ces sources sont destinées à être
utilisées comme éclairage direct et à
remplacer tubes et lampes
d’usage quotidien, notamment à domicile et en
milieu de travail.
Les risques qui doivent être pris en compte concernent
notamment les risques ophtalmiques aigus
et à long terme, les risques de photosensibilisation ainsi
que les risques de cancers cutanés.
Des valeurs limites fondées sur celles qui ont été retenues pour l’exposition en milieu de travail (ACGIH) et l’ICNIRP peuvent être proposées. Cependant, l’irradiance UV dépend de différents facteurs liés à l’utilisation de ces lampes (nombre de lampes ou de tubes, distance à la lampe, orientation,…).
Les paramètres qui permettent de déterminer les limites d’emploi de ces lampes sont essentiellement la distance à la source et la durée d’utilisation. Ainsi, une durée d’exposition de 10 heures et une distance de 20 cm ont été choisies pour caractériser les risques liés à l’utilisation de ces lampes « plein spectre ». Sur la base des travaux de l’ACGIH et de l’ICNIRP, l’irradiance efficace de la source mesurée à 20 cm (distance plausible pour un éclairage de bureau) ne devrait donc pas excéder 0,8 mW/m2 (0,549 V/m). Considérant de plus que ces valeurs limites ont été établies pour les travailleurs informés, un facteur de sécurité supplémentaire devrait être appliqué pour le grand public ou les professionnels non informés afin de tenir compte des personnes les plus sensibles.
Lors de la vente de lampes plein spectre (ndlr: fluocompactes,...), fabriquant et distributeur devraient ainsi informer le consommateur sur les risques d’une exposition prolongée aux ultraviolets et présenter clairement les bonnes pratiques d’utilisation de leurs produits. Il semble en effet que l’usage de la plupart de ces produits soit détourné de son objectif initial (horticulture par exemple). Il devrait être interdit de présenter ce type de lampe comme pouvant présenter un effet bénéfique pour la santé et même comme pouvant être utilisé comme éclairage d’usage quotidien.
Leur utilisation dans les lieux recevant du public, en particulier dans des lieux recevant des enfants, ainsi que comme éclairage de locaux professionnels devrait par conséquent être interdite.
3. Le mercure contenu dans les ampoules fluocompactes
ou basse consommation et dans les tubes néon
Les
premières ampoules contenaient 25'000 microgrammes
de mercure. Actuellement, elles renferment 5'000 microgrammes
de mercure.
Dans une pièce de
taille moyenne de 20 m3 par
exemple, le bris d'une seule
de ces ampoules libère entre 3'000 et
5'000 microgrammes
de mercure. On peut se retrouver avec 250µg/m3, soit dix
fois la norme autorisée dans une usine (25µg/m3). La valeur
limite environnementale de l'Union Européenne en
préparation n'est que de 0,05µg/m3! (Voir la page sur ce site Sources de métaux lourds)