DEFINITIONS
EFFETS NEUROLOGIQUES DES ONDES EMISES PAR LES
TELEPHONES MOBILES
Henri LAI de l'université de Washington Seattle, USA a
démontré que l'exposition à des
micro-ondes
émises
par les téléphones mobiles peut avoir une
influence sur
l'action dans le corps de certains médicaments psychoactifs
comme la chloropromazine et les benzodiazépines et aussi de
l'alcool (dates des études :
1979, 1980, 1987, 1994, 1995).
PROJET COMOBIO
Le professeur Pierre Aubineau, Docteur en neurophysiologie, Docteur es
sciences en biologie,
a travaillé à l'Université Paris 8, au
White
Memorial Center de Los Angeles, puis à
l’Université
de
Bordeaux II. Il est actuellement directeur de recherches au CNRS.
Le professeur Pierre Aubineau, éminent
spécialiste, a
démontré la nocivité des
téléphones
portables
sur le cerveau des rats : des mini oedèmes se
créent dans
le tissu cérébral, ainsi qu’une
inflammation
des méninges. "Les cerveaux des hommes et des souris ont des
fonctionnements semblables. Ce que
l’on observe sur le cerveau du rat permet
d’envisager la
même chose chez l’homme, mais on ne peut
rien conclure". "On est certain qu'il existe des effets, mais il est
seulement très probable que
ces effets sont pathologiques" a répondu le Pr Pierre
Aubineau
à l’interview de Sud-ouest du 19/12/02.
L’étude du groupe 6 du projet COMOBIO
concerne un
aspect particulier de l’activité
cérébrale,
le fonctionnement biochimique nerveux, son but est
d’étudier notamment l’effet des ondes
GSM sur les
Barrières Hémato-Encéphaliques (BHE).
Celles-ci entourent les vaisseaux sanguins dans le cerveau et les
méninges (membranes qui entourent
le cerveau et la moelle épinière).
Dans le cerveau, les vaisseaux sanguins possèdent une
barrière étanche qui empêche certaines
substances
indésirables présentes dans le sang de passer
vers les
tissus, et inversement.
Très étanche, cette barrière est
constituée
de cellules jointives soudées les unes aux autres.
Dans les méninges, ces barrières
présentent des
espaces très minces qui permettent à de
très
petites molécules de s’infiltrer.
Habituellement, les protéines de taille normale ne passent
pas
à travers ces deux barrières, sauf lors
d’une inflammation, où ces jointures entre les
cellules
s’élargissent.
Il existe des traitements qui permettent de contourner le filtre
naturel qu’est la barrière
hémato-encéphalique, notamment pour permettre par
exemple
l’entrée de chimiothérapie au cerveau.
Cette ouverture"artificielle" de la BHE est nécessaire afin
que la chimiothérapie puisse atteindre
sa cible (la tumeur cérébrale) en
quantité suffisante pour lui permettre d'être
efficace
(schéma de gauche).
Cette procédure permet à la
chimiothérapie par ouverture de la BHE de toucher sa cible
en concentration
suffisante en ouvrant les espaces entre les cellules
endothéliales formant la majeure partie de
cette barrière (schéma de droite).
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LES RESULTATS
COMMENTAIRES DU CHERCHEUR PIERRE AUBINEAU
« La rupture de la barrière
hémato-encéphalique est un
phénomène transitoire. Mais c’est
inquiétant
dans la mesure où ce qui est passé dans un sens
ne sort plus.
On peut imaginer que des cellules bénignes franchissent
cette barrière, mais
aussi que des cellules
cancérigènes restent prisonnières dans
le cerveau pendant un certain temps.
On doit poursuivre ces recherches pour savoir si la durée
d’exposition joue un rôle dans ces
phénomènes. De leur côté,
les fabricants doivent travailler sur des modèles de
portables qui
fonctionnent avec des puissances inférieures à
0,12 W/kg. »
AUDITION PAR L'AFSSET DU PROFESSEUR AUBINEAU
(Extraits)
Pr Pierre Aubineau :
«La seule chose
que l'on puisse
effectivement définir comme pathologique concerne
l’ouverture de
la barrière hémato-céphalique et la
perméabilisation vasculaire de la dure-mère : ces
deux
phénomènes
sont considérés comme pathologiques dans tous les
cas
puisqu'ils engendrent le passage de substances
indésirables et la formation inévitable
d'œdème...»
Mme Froment Védrine Directrice de
l’AFSSET :
«Ce qui m'inquiète est l'utilisation faite par les
journaux de votre discours scientifique : ces
constatations ne peuvent aller ni dans un sens, ni dans l'autre.
»
Pr Pierre Aubineau :
« Elles s'orientent au contraire dans un sens très
précis : il y a
de grandes chances qu'un risque
existe, tout au moins pour certaines personnes. Je constate qu'il se
passe des phénomènes anormaux,
et maintiens que l’ouverture de la barrière
hémato-céphalique relève du
pathologique et non du
biologique . Il en va de même lorsque la synthèse
des protéines de choc thermique (HSP) augmente de
manière inconsidérée : ceci
reflète une attitude stressée et un
dysfonctionnement cellulaire.»
Concernant les téléphones
portables :
Concernant les antennes relais :
Lors de son audition au colloque
"Téléphonie et Santé" du
Sénat en avril 2002, le Dr Roger Santini
a abordé lui aussi la question de la BHE :
« Les effets,
qui ont
été observés, ne sont pas aussi nuls
qu'on a l'air
de le dire lorsque vous
modifiez la barrière
hémato-encéphalique, c'est
une barrière qui sert de filtre entre le sang et le
cerveau. Lorsque cette barrière est modifiée (des
études qui datent des années 70 et qui ont
été
confirmées dans les années 94 par le Professeur
Leif
SALFORD le montrent) elle permet à des substances
toxiques de pénétrer dans votre cerveau, comme
l'albumine
par exemple ".
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| Cerveau de rat normal | Cerveau de rat
après exposition aux rayonnement d'un GSM (fuites de protéines provenant de vaisseaux sanguins) |
Pour ce qui est des résultats du rapport COMOBIO,
il y a quand même des points qui sont importants,
outre la confirmation des modifications de la barrière
hémato-encéphalique.
Il y a des modifications
qui peuvent affecter des substances importantes comme l'acide
gamma-amino-butyrique ou GABA(1) qui est un
acide aminé inhibiteur du cerveau. Lorsqu'il vient
à manquer, il peut
faciliter l'apparition de crises d'épilepsie.
fr.wikipedia.org/wiki/Acide_gamma-aminobutyrique