Une sous-population significative de jeunes enfants morts subitement (SIDS, Sudden Infant Death Syndrom) montrait des anomalies consistant en ruptures avec le système pinéal-limbique. Nous avons émis l'hypothèse qu'une diminution soudaine de la sécrétion nocturne de la mélatonine, dans une plage spécifique de l'activité géomagnétique, pourrait précipiter la mort subite de l'enfant.
Une corrélation de 0.90 a été trouvée entre le nombre de cas mensuels de syndromes de mort subite du nourisson durant les années 1960-1961 en Ontario. Une augmentation d'abord dans le nombre de jours par mois avec la moyenne d'activité géomagnétique, comprise entre 11 et 20 nanoTesla, et entre 31 et 40 nanoTesla. Ensuite, une diminution du nombre de jours par mois pour des valeurs comprises entre 21 et 30 nanoTesla.
Cette sensibilité non-linéaire, présumée associée aux ondulations des fréquences dans le champ géomagnétique, pouvait expliquer l'échec des autres chercheurs dans la détection d'associations linéaires entre le nombre de ces types de morts brutales, et les indicateurs scalaires de l'activité géomagnétique.