HISTORIQUE DES EFFETS NON-THERMIQUES (3/3)

En 1965, la limite sécuritaire d'exposition pour le public en Tchécoslovaquie se trouvait dans la gamme du microwatt par centimètre carré, c'est-à-dire un millier de fois plus faible que celle aux Etats-Unis.

Les déclarations publiques de Michaelson lui apportèrent beaucoup de rendez-vous avec les comités de l'Académie des Sciences, l'Organisation Mondiale de la Santé, l'Organisation du Traité Nord Atlantique, le Président du Bureau de Surveillance des Télécommunications, l'Institut de Recherche sur les lignes à Haute Tension, etc.

Schwan et Michaelson ont été les témoins principaux de l'industrie contre Marino et Becker.

Il apparut que dans le milieu des années 1960, l'industrie électrique aux Etats-Unis avait déjà obtenu des copies des études soviétiques sur les effets biologiques des radiations électromagnétiques non-ionisantes provenant des lignes électriques. La Compagnie Electrique Américaine (AEP), une des plus grandes aux Etats-Unis, commanda une étude aux scientifiques de l'Université John Hopkins, dont les résultats furent obtenus en 1967. Dans un rapport sur 11 personnes-témoins, il apparut que deux avaient eu une diminution de la quantité de spermes. Dans une seconde étude, des souris exposées à des radiations électromagnétiques non-ionisantes, n'avaient pas subi d'échauffement, mais leurs descendances, qui n'avaient pas été exposées, moururent. Plus aucune étude ne fut poursuivie, et les requêtes du groupe John Hopkins pour de plus amples études ont été ignorées.

A une conférence internationale sur les lignes électriques de haut voltage, à Paris en 1972, les ingénieurs soviétiques annoncèrent pour la première fois à l'Ouest, qu'ils avaient poursuivi des investigations sur les effets des radiations électromagnétiques non-ionisantes sur des travailleurs qui conclurent qu'ils devaient porter des vêtements de protection. Ils rapportèrent des baisses de libido et des effets dangereux sur les système nerveux central, le coeur et le système circulatoire.

L'industrie électrique effectua une traduction des rapports soviétiques, lesquels furent préfacés par Howard Barnes, un ingénieur de la Compagnie Electrique Américaine (AEP) impliqué dans les études de l'Université John Hopkins. Les scientifiques soviétiques avaient étudié sur des centaines de personnes, en comparaison aux 11 personnes de l'étude américaine. Et pendant que l'étude américaine impliquait seulement des examens physiques, les soviétiques avaient aussi inclu des test physiologiques et neurologiques.

Mais Barnes, dans son introduction invoqua un argument qui était trop familier dans les débats habituels sur la nourriture modifiée génétiquement (OGM). Il dit qu'il y avait alors 500'000 miles de lignes à haut voltage aux Etats-Unis, et qu'il n'y avait pas un seul rapport, sur aucun cas confirmé, de personnes mortes ou rendues malades par des radiations électromagnétiques non-ionisantes provenant de ces lignes, concluant ainsi qu'elles devaient être sûres.

Comme dans le cas de la nourriture modifiée génétiquement, cette affirmation était basée sur le fait qu'il n'y avait pas d'études sur les effets de personnes vivant à proximité des lignes électriques de puissance.

L'histoire qui s'ensuit retint l'attention. Les découvertes des recherches furent supprimées et falsifiées. Des témoins scientifiques importants se retournèrent ou n'étaient plus atteignables. Les comités furent regroupés avec les scientifiques amicaux avec l'industrie.

Marino, Becker et les citoyens durent à la fin, payer les frais énormes du personnel. Ils empêchèrent une des deux lignes électriques de puissance d'être construite, et la société qui construisit la première annonça qu'il ne serait pas construit d'autre ligne de 765'000 Volts.

Le plus significatif dans cet épisode, fut le chemin emprunté par Schwan pour défendre l'orthodoxie indéfendable. Il nia toute l'évidence scientifique qui venait contre son a-priori basé sur les "lois connues de la physique" et l'assertion complètement fausse que les organismes vivants doivent ne pas être considérés comme différents de la matière morte ou inanimée.


Référence
www.i-sis.org.uk/FOI3.php