Les préoccupations du public concernant des possibles impacts nuisibles pour la santé générés par l'exposition au type de radiations actuellement utilisées dans la téléphonie mobile GSM ne sont que peu apaisées, en dépit de communiqués émanant à la fois de l'industrie de la téléphonie mobile et du gouvernement, assurant que tout va bien. Parmi les préoccupations particulières il y a la possibilité de ce que des conséquences nuisibles pour la santé puissent être provoquées par les effets non thermiques contestés de ces radiations. Car il n'est tenu aucun compte de ces effets dans les lignes directrices d'exposition publiées par quelque organisme de sécurité, national ou international, que ce soit (exemple ICNIRP).
...Dans le cas de systèmes vivants, cependant et seulement dans les systèmes vivants, la radiation peut exercer des types d'influences (non thermiques) totalement différents, à des intensités bien en dessous de celles nécessaires pour provoquer un échauffement détectable et qui n'ont rien à voir avec l'échauffement (possibilité d'une influence non thermique d'une radiation sur l'hypothalamus qui puisse affecter les mécanismes de thermorégulation du corps).
...l'utilisation du procédé TDMA (Time Division Multiple Access) dans le système GSM implique une pulsation plutôt complexe des signaux, dont certaines composantes, en particulier celles du 2 Hz et du 8,34 Hz, correspondent à des fréquences des oscillations électriques du cerveau, respectivement les ondes delta et alpha. Il est donc tout-à-fait possible que les organismes vivants aient en réalité une sensibilité aux radiations GSM c'est-à-dire à la fois vis-à-vis de la fréquence porteuse micro-onde et de certaines pulsations à basses fréquences qui caractérisent le signal. Ce signal "ouvre" effectivement l'organisme aux influences spécifiques de la fréquence de cette radiation.
...Le fait de nier cette possibilité, et d'admettre en même temps l'importance d'assurer la compatibilité électromagnétique (CEM) entre ces radiations et les systèmes électroniques (comme ceux qui se trouvent à bord des avions et dans les hôpitaux, par exemple), révèle le peu de cas que l'on fait de la nature fondamentalement électromagnétique des organismes vivants [1].
Ainsi, en opposition avec l'échauffement par les micro-ondes, qui repose sur l'aptitude des systèmes à absorber de l'énergie des champs radiants, l'existence d'effets non thermiques survient comme conséquence d'une "similitude oscillatoire" (comprenant les efets de résonance) entre la radiation et certaines activités électromagnétiques de l'organisme vivant.
C'est ainsi que l'organisme peut répondre à la radiation d'intensité sub-thermique via son aptitude à "reconnaître" certaines caractéristiques fréquentielles de la radiation, c'est-à-dire essentiellement par un processus de transfert d'information (plutôt que par un transfert d'énergie).
...On devrait cependant réellement s'attendre à l'absence d'une relation monotone "dose-réponse" puisqu'on s'adresse à des organismes vivants dont le fait d'être vivants signifie qu'ils sont loin de l'équilibre thermique et donc bien au-delà de l'état où l'on pourrait s'attendre à trouver une telle relation linéaire...A ce sujet, il est bon de se rappeler que le concept de relation dose-réponse est hérité de la toxicologie et est comme tel inapproprié dans le contexte présent, étant donné que les champs électromagnétiques ne sont pas étrangers aux organismes vivants, mais jouent réellement des rôles fondamentaux et intégraux dans leur organisation et leur contrôle [1].
...il est possible de citer des exemples (comme la Thérapie par Résonance de Micro-ondes [2] où des effets non thermiques de radiations de micro-ondes à ultra-faible intensité, et de fréquences spécifiques, entraînent réellement des conséquences bénéfiques pour la santé humaine. Ceci ne peut cependant pas être utilisé pour affirmer que l'exposition à de tels champs soit en général inoffensive, tout comme l'efficacité de médicaments prescrits sous conditions médicales contrôlées n'exclut pas la possibilité de réactions allergiques chez quelques personnes ou l'abus de ces médicaments.
...Etant donné qu'il est connu à quel point de telles radiations dégradent le système immunitaire, augmentent la perméabilité de la barrière hémato-encéphalique (barrière sang-cerveau) et affectent une quantité de fonctions du cerveau, comme son activité électrique (électro-encéphalogramme) et son électrochimie, il n'y a certainement aucune coincidence dans le fait que la majorité des problèmes de nocivité pour la santé rapportés soient principalement de nature neurologique, tels des maux de tête, des troubles du sommeil, des altérations de la mémoire à court terme, et plus gravement une augmentation significative de la fréquence des pertes de conscience (absences) chez les enfants épileptiques.
Ainsi, par exemple, les relations de maux de tête corroborent le fait que des radiations de micro-ondes pulsées affectent le système dopamine-opiacées du cerveau et la perméabilité de la barrière sang-cerveau, étant donné que ces deux fonctions sous-tendent des maux de tête[3].
Les rapports concernant des interruptions du sommeil, d'autre part, corroborent les effets des radiations micro-ondes sur la phase de sommeil à mouvement oculaire rapide et sur les niveaux de mélatonine. Des altérations de la mémoire sont corroborés par les découvertes indiquant que les radiations de micro-ondes pulsées ont pour organe cible l'hippocampe.
...On peut s'attendre à ce que des enfants pré-adolescents puissent (potentiellement) encourir plus de risques que des adultes, comme cela a été reconnu par le rapport récent publié par le groupe d'experts indépendants du Royaume-Uni, concernant les téléphones mobiles, et ce pour les raisons suivantes :